Par la rédaction de foumzguiddesert.fr
Des centaines de supporters bordelais avaient fait le déplacement jusqu’au stade Aguiléra, à Biarritz. Dimanche 28 juin 2026, ils ont vu les Lionnes du Stade Bordelais battre l’ASM Romagnat 22-10 en finale du Championnat de France Élite 1, et ramener à Bordeaux un quatrième titre national consécutif.
Le résultat dépasse le simple palmarès d’un club. Dans le rugby féminin français, une telle série n’avait plus été réalisée depuis 46 ans. La dernière équipe à avoir enchaîné aussi longtemps au sommet était Toulouse Fémina Sport, sacrée entre 1975 et 1980.
Une finale gagnée 22-10 à Biarritz
La finale opposait deux équipes que la saison avait placées sur des trajectoires différentes. L’ASM Romagnat arrivait avec le statut de leader de la phase régulière, seulement battue une fois depuis l’été précédent. Le Stade Bordelais, lui, avait terminé troisième avant d’élever son niveau dans les matchs à élimination directe.
Sur la pelouse du stade Aguiléra, les Bordelaises ont pris le meilleur dans une finale annoncée comme l’un des rendez-vous majeurs de la saison d’Élite 1. Le score, 22-10, donne au Stade Bordelais un nouveau titre de championnes de France et prolonge une domination désormais inscrite dans la durée.

Ce succès intervient après une demi-finale déjà serrée, remportée 27-25 contre Toulouse en Haute-Garonne. Les Lionnes ont donc construit leur titre loin de leurs bases, d’abord en passant un tour sous pression, puis en dominant l’équipe la plus régulière de la saison.
Quatre titres d’affilée, une série rare depuis 1980
Le chiffre pèse lourd dans l’histoire du rugby féminin français. Quatre titres nationaux consécutifs, ce n’est pas seulement une confirmation sportive : c’est une continuité que le championnat n’avait plus connue depuis la période de Toulouse Fémina Sport, titré de 1975 à 1980.
Pour le Stade Bordelais, cette quatrième couronne donne une autre dimension à la génération actuelle. Gagner une finale reste un accomplissement. Revenir chaque saison dans les matchs décisifs, malgré les changements d’effectif, la pression des adversaires et l’usure d’un statut de favorites, place les Lionnes dans une catégorie plus restreinte.
Le titre 2026 arrive aussi face à une adversaire qui avait les arguments pour interrompre la série. Romagnat avait dominé la phase régulière et présentait une solidité rarement prise en défaut. La finale a donc servi de réponse sportive nette : Bordeaux n’a pas seulement conservé son trophée, il l’a fait contre la référence statistique de la saison.

Une saison moins linéaire avant le sprint final
La saison bordelaise n’a pas eu la même maîtrise que les précédentes. Les défaites ont été plus nombreuses, et le groupe a dû remonter jusqu’à la troisième place après un exercice plus instable. Cette différence rend le titre moins mécanique et plus révélateur de la capacité des Lionnes à répondre au moment où la marge disparaît.
Le départ de François Ratier en décembre a aussi marqué la saison. L’entraîneur a quitté le club après avoir été appelé par la Fédération française de rugby pour devenir sélectionneur de l’Équipe de France féminine. Dans ce contexte, le manager Fabrice Nivard a accompagné un groupe qui a dû garder son cap jusqu’aux phases finales.
La victoire en demi-finale contre Toulouse, puis celle en finale contre l’ASM Romagnat, montrent une équipe qui a trouvé sa meilleure version dans les matchs couperets. Les Bordelaises n’ont pas déroulé leur saison ; elles l’ont renversée au moment décisif.
Bordeaux confirme son poids dans le rugby français
Ce titre arrive un mois après le succès de l’Union Bordeaux Bègles en Champions Cup, le 23 mai 2026. Entre l’UBB chez les hommes et le Stade Bordelais chez les femmes, Bordeaux s’installe comme l’une des places fortes du rugby français, avec des résultats majeurs sur deux scènes différentes.

Pour les supporters locaux, la portée est immédiate. Le rugby bordelais ne repose plus sur une seule vitrine professionnelle ou sur une dynamique isolée. Les Lionnes donnent à la ville un ancrage national durable dans le rugby féminin, avec un club capable de gagner, de résister aux transitions et de maintenir une exigence de très haut niveau.
La finale de Biarritz a aussi montré l’attachement du public. Voir plusieurs centaines de fans suivre l’équipe jusqu’au Pays basque dit quelque chose de la place prise par le Stade Bordelais dans le paysage sportif local.
La saison 2026 se termine donc sur une double image pour Bordeaux : un club féminin champion de France pour la quatrième fois de suite, et une ville qui collectionne désormais les repères forts dans le rugby national et européen.
Source: Ville de Bordeaux
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Source et verification Traçabilité
Les faits principaux ont été repris depuis le récit publié par la Ville de Bordeaux et recoupés dans leur cohérence sportive interne.
- Vérification du score de la finale : Stade Bordelais 22, ASM Romagnat 10.
- Vérification de la date et du lieu mentionnés : 28 juin 2026 au stade Aguiléra de Biarritz...
- Contrôle du contexte historique : quatrième titre consécutif, série inédite depuis Toulous...
- Contrôle du contexte de saison : troisième place bordelaise en phase régulière et demi-fin...
- Source
- Ville de Bordeaux
- Portée
- Bordeaux
- Mis à jour
- 2026-06-29 13:45
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